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Quel est le pouls des avocats conseils d’entreprises ?

Le pouls est bon. Les avocats conseils d’entreprises sont des entrepreneurs qui savent s’adapter aux variations de l’économie. Leur proximité avec l’entreprise et ses enjeux les y obligent. A l’heure du numérique, l’avocat doit se recentrer sur ses compétences et sa valeur ajoutée. L’ACE sensibilise les cabinets à ces questions, dans un esprit de construction de l’avenir.

 

Quel est votre programme ?

Je veux que l’ACE soit une véritable force politique et d’actions. Nos 23 commissions de travail proposent des réflexions d’une richesse incroyable que je souhaite relayer de façon systématique auprès du CNB et des pouvoirs publics. Nous aurons une politique de recensement de la doctrine pour faire évoluer le droit en faveur de nos clients. Point clef pour l’année à venir, l’avocat en entreprise. Il y a urgence à créer ce statut car nous assistons à la délocalisation de directions juridiques. Il est une des clefs du développement de la croissance en France en sécurisant l’entreprise. Cela va bien au delà des sujets abordés jusqu’à présent par notre profession pour en parler. Je me fixe un an pour convaincre.

 

Que pensez-vous de la volonté du gouvernement de mettre indirectement les cabinets d’affaires à contribution pour financer l’aide juridictionnelle ?

Le plus grand mal ! Cette approche est aberrante ! Il faudrait surtout envisager le vrai sujet à savoir repenser toute l’organisation de l’aide juridictionnelle. Les bonnes propositions ne manquent pas comme les structures dédiées, la taxation des actes juridiques et des contrats de protection juridique. Des idées intéressantes apparaissent la mise en place d’une forme d’internat, à l’image des médecins, comme le propose Daniel Soulez-Lariviere. Le projet actuel, s’il ne touche pas directement au porte-monnaie personnels des avocats, en fait des financeurs. Les CARPA permettent à la profession d’auto-financer ses écoles de formation et de nombreuses actions au sein des barreaux. Laisser-faire revient à laisser le gouvernement mettre un pied dans la porte et nous ne pouvons le permettre. L’ACE propose à la Chancellerie de mettre tous les acteurs concernés autour d’une table, dont les syndicats, pour poser les nouvelles bases de l’accès à la justice pour tous, dans un climat apaisé et constructif.